Galerie EKOI
51, rue Tokmake (ancienne rue du Commerce)
LOME - Rép. Togo

Tél. +228-220 36 66
Pour tous renseignements
n'hésitez pas à nous contacter:
info@ekoi-galerie.com

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Interwiev TV MAG + avec Enam, Octobre 2004
Parmi les femmes qui comptent et font la fierté de notre pays et surtout de sa jeunesse, il y a Enam. Cette jeune et belle dame dirige avec beaucoup de professionnalisme la Galerie EKOI, une vitrine d'art authentique africain dont la valeur des œuvres ferait la fierté de n'importe quel pays au monde. Visite guidée dans ce temple des secrets…

 

 

TV MAG + : Votre passion pour l'art n'est donc pas qu'une affaire de marchands !
E. D. : Tout juste. II y a également un aspect de nos activités que le grand public ignore. Je vous surprendrai peut-être en vous disant que pour la 1ère fois, dans l'histoire des échanges culturels entre le Nord et le Sud, une galerie a restitué à 2 pays africains des œuvres d'une valeur inestimable. Le 3 octobre 1997, à Zurich, M. René DAVID, mon mari et fondateur de la galerie EKOI, a remis à son Excellence M. Ola ABIOLA, Ambassadeur de la République Fédérale du NIGERIA en Suisse, un lot d'objets parmi les plus célèbres de I art de la terre cuite et du laiton fondu de la civilisation d'Ifé. Cette donation a été répétée en mai 2001, avec un autre lot du style Wunmonije datant du 17ême siècle de la même origine, des pièces sculptées d'Esie et quelques fontes en laiton ogoni des Yoruba ont été également remis au gouvernement nigérian
.



En août 2003, c'est en faveur de la république du Ghana qu'un lot important d'artefacts et d'autres objets de la civilisation Ashanti ont été remis. Je crois vous avoir prouvé avec ces exemples que les considérations humaines guident nos actions au-delà du négoce.
TV MAG + : Convaincu ! Ce genre d'initiatives est des plus honorables et nous lui souhaitons un écho à sa juste mesure.
E. D. : J'invite d'ailleurs tout le monde, décideurs politiques, amateurs d'art, collectionneurs, marchands et artistes plasticiens à nous rendre visite. Nous souhaitons favoriser ces rencontres, un canal privilégié qui nous permettra à tous d'aimer notre continent, d'être fiers de notre passé et d'agir utilement sur le présent.

 

 

TV MAG + : Je m'attendais à rencontrer pour ce rendez-vous un professeur à la barbe blanche, un expert serré dans un costume bien taillé, et je me retrouve face à une charmante jeune fille Enam, avant tout, parlez-moi de vous !
E. D.
: Je suis Togolaise J'ai 27 ans et je suis mariée. Je me bats pour une promotion, celle du statut de la femme africaine et togolaise en particulier. Cet engagement personnel emprunte le canal de l'art. Je suis convaincue qu' une revalorisation de la culture africaine peut aider à sauver notre continent qui se cherche encore. Cette vision, je la partage avec mon mari.
TV MAG + : La galerie EKOI que vous dirigez vient-elle donner corps à cette vision ?
E. D. : En partie. La grande majorité de mes frères Africains ne connaissent pas leur passé, leur culture ancienne, les bases culturelles qui expliquent LEUR spécificité. Beaucoup ignore encore le génie de nos anciens et la portée réelle de leur œuvre. Les Africains,, experts en art premier, sont encore et malheureusement trop peu nombreux. Rarissimes sont les collectionneurs de cet art de sexe féminin. J'ai voulu relever ce défi.
TV MAG + : Le Togo, c'est un retour aux origines, ou une place stratégique pour relever ce défi ?
E. D. : Le Togo, qui reste un pays d'accueil est en loccurrence un véritable carrefour. Notre galerie veut être le point de chute privilégié de tout ce qui a été fait en matière de création plastique au cours des siècles passés dans tous les coins de l'Afrique Noire.
TV MAG + : Je ne peux que vous encouragez dans cette initiative. Mais vous conviendrez avec moi. que le marché de l'art explose, et nombreuses sont les galeries qui s'ouvrent ici et là. En quoi êtes-vous si différente ?
E. D. : La galerie EKOI expose et vend uniquement des œuvres authentiquement africaines, testées en laboratoire. Nous ne vendons pas des reproductions. Ensuite nos
œuvres sont données à voir, nous cherchons à amener nos frères Africains à contempler la splendeur de ces pièces rares.